La tendresse du crawl – Colombe Schneck

 

Se retrouver trente-cinq ans après semble improbable, pour ne pas dire impossible et pourtant, c’est ce qui arrive à Colombe et à Gabriel. Soit, ils n’étaient pas éperdument amoureux l’un de l’autre à l’adolescence, se fréquentaient finalement assez peu. Mais ils se retrouvent malgré tout. Se retrouvent et à l’approche de la cinquantaine s’éprennent l’un de l’autre. Cette idylle –presqu’adolescente pourrions-nous dire- ne durera que quelques mois mais ce temps-là sera celui qui permettra à Colombe de croire à nouveau, un peu, et de se réapproprier son corps, beaucoup ; par le biais de la natation et par celui du sexe aussi. Cette histoire d’amour assez courte sera surtout pour elle l’occasion de se dire que peut-être elle est aimable, alors que peut-être elle peut s’aimer, sans contraintes, sans injonctions, en toute liberté.

Ecriture fluide et directe pour ce petit opus, écriture tendre… C’est cela… la tendresse du crawl comme la tendresse des mots, ceux qui sont dits avec pudeur, avec douceur, ceux qui sont susurrés. Ecriture sincère. Malgré tout, ce court roman n’est pas resté en moi. Lu pendant le dernier week-end à mille, lu avec un vrai plaisir sur le moment, je dois bien admettre que je n’en garde pas un souvenir impérissable, à peine un mois plus tard !

Chronique courte, donc, pour court roman.

 

 (La tendresse du crawl. Colombe Schneck. Editions Grasset : 2019)

Week-end à 1000! Bilan des courses, une semaine plus tard.

Vous l’aurez compris, ce dernier week-end à 1000 n’aura pas été une grande réussite pour nous.

M. aura tout donné le vendredi soir avec ses 232 pages et ses 4 Yo-Kai Watch puis aura lu avec peine une quinzaine de pages de Mon stress monstre entre le samedi et le dimanche. Allez, on va lui octroyer 250 pages pour son premier défi. Petit commentaire de sa part, samedi soir : « Je ne pensais pas que ça allait être aussi difficile; je n’ai pas envie de lire ». Je ne suis pas certaine qu’il me demande de participer la prochaine fois!

L., quant à elle, aurait sûrement lu bien davantage sans cette « injonction » de ces 1000 pages en un week-end… Elle a voulu essayer et n’est peut-être pas faite pour cela (un peu comme Cécile, finalement)! Malgré tout, on peut lui octroyer à elle aussi 250 pages avec le tome 6 d’Harry Potter, Le prince de sang mêlé. Et elle adore toujours autant ces aventures d’apprentis sorciers.

Pour ma part, je ne vais pas parler d’échec puisque j’ai tout de même lu 851 pages alors qu’à 14h, le dimanche, je n’en étais qu’à 421 pages! Mais je n’ai pas encore réussi à atteindre mon objectif personnel… Emotions très fortes à la lecture de La tendresse du crawl de Colombe Schneck mais surtout de Né d’aucune femme de Franck Bouysse, qui est effectivement pour moi la révélation de ce nouveau week-end à 1000. Je tenais d’ailleurs à remercier Lola d’ A l’horizon des mots pour son billet sur ce roman. C’est ce dernier qui m’a terriblement donné envie de plonger au plus profond des affres de la vie de cette Rose. A l’heure qu’il est, je n’ai toujours pas terminé Moi, ce que j’aime c’est les monstres et je dois reconnaître que j’ai énormément de mal à pénétrer le mystère de cet étrange et intrigant ouvrage! Par contre, j’ai tourné la dernière page de Frantumaglia il y a quelques heures à peine. Elena Ferrante m’aura une nouvelle fois tenu compagnie durant de longues heures de réflexions, de questionnements, de divagations, et ce avec grand plaisir. Aurais-je enfin trouvé LE mot qui dépeint si bien ma façon d’être au monde et aux autres?

Pour cette semaine à venir -faite de solitude et de tourments incessants- je me souhaite de réussir à poser quelques mots sur le papier pour vous dire mon amour des mots, qui se fait de plus en plus puissant, toujours plus fort et essentiel à ma vie.

Et je nous souhaite de belles découvertes littéraires!

Week-end à 1000! Difficile d’admettre que l’échec pointe le bout de son nez…

Bon, soyons clairs, je n’atteindrai pas mon objectif cette fois-ci! Mais qu’importe… encore beaucoup de plaisir!

J’ai pu terminer Le plus et le moins d’Erri de Luca (21 pages). Je crois que j’aime de plus en plus la littérature italienne. Et j’aime beaucoup ce que ce Monsieur représente d’engagement et de convictions.

J’ai découvert Colombe Schneck (grâce à mon super libraire!) avec La tendresse du crawl (110 pages). J’espère une chronique à venir… Un vrai bon moment de lecture.

J’ai aussi terminé Foutez-vous la paix et commencez à vivre de Fabrice Midal (130 pages), qui m’a presque donné envie de faire sa résidence de méditation cet été dans le Jura (mais bon, presque 1000€ la semaine, ça fait cher l’apprentissage de la méditation pour se foutre la paix avec toutes les injonctions qui nous entourent à longueur de journée!). Lecture qui conforte et console, malgré tout!

Mon plus gros coup de cœur ira sans doute à Franck Bouysse avec Né d’aucune femme. J’en suis presque à la moitié et suis transportée, dérangée, apeurée… j’y retourne d’ailleurs de ce pas!

À presque 14h: 421 pages… loin de mon objectif, donc!