La tendresse du crawl – Colombe Schneck

 

Se retrouver trente-cinq ans après semble improbable, pour ne pas dire impossible et pourtant, c’est ce qui arrive à Colombe et à Gabriel. Soit, ils n’étaient pas éperdument amoureux l’un de l’autre à l’adolescence, se fréquentaient finalement assez peu. Mais ils se retrouvent malgré tout. Se retrouvent et à l’approche de la cinquantaine s’éprennent l’un de l’autre. Cette idylle –presqu’adolescente pourrions-nous dire- ne durera que quelques mois mais ce temps-là sera celui qui permettra à Colombe de croire à nouveau, un peu, et de se réapproprier son corps, beaucoup ; par le biais de la natation et par celui du sexe aussi. Cette histoire d’amour assez courte sera surtout pour elle l’occasion de se dire que peut-être elle est aimable, alors que peut-être elle peut s’aimer, sans contraintes, sans injonctions, en toute liberté.

Ecriture fluide et directe pour ce petit opus, écriture tendre… C’est cela… la tendresse du crawl comme la tendresse des mots, ceux qui sont dits avec pudeur, avec douceur, ceux qui sont susurrés. Ecriture sincère. Malgré tout, ce court roman n’est pas resté en moi. Lu pendant le dernier week-end à mille, lu avec un vrai plaisir sur le moment, je dois bien admettre que je n’en garde pas un souvenir impérissable, à peine un mois plus tard !

Chronique courte, donc, pour court roman.

 

 (La tendresse du crawl. Colombe Schneck. Editions Grasset : 2019)

Week-end à 1000! Difficile d’admettre que l’échec pointe le bout de son nez…

Bon, soyons clairs, je n’atteindrai pas mon objectif cette fois-ci! Mais qu’importe… encore beaucoup de plaisir!

J’ai pu terminer Le plus et le moins d’Erri de Luca (21 pages). Je crois que j’aime de plus en plus la littérature italienne. Et j’aime beaucoup ce que ce Monsieur représente d’engagement et de convictions.

J’ai découvert Colombe Schneck (grâce à mon super libraire!) avec La tendresse du crawl (110 pages). J’espère une chronique à venir… Un vrai bon moment de lecture.

J’ai aussi terminé Foutez-vous la paix et commencez à vivre de Fabrice Midal (130 pages), qui m’a presque donné envie de faire sa résidence de méditation cet été dans le Jura (mais bon, presque 1000€ la semaine, ça fait cher l’apprentissage de la méditation pour se foutre la paix avec toutes les injonctions qui nous entourent à longueur de journée!). Lecture qui conforte et console, malgré tout!

Mon plus gros coup de cœur ira sans doute à Franck Bouysse avec Né d’aucune femme. J’en suis presque à la moitié et suis transportée, dérangée, apeurée… j’y retourne d’ailleurs de ce pas!

À presque 14h: 421 pages… loin de mon objectif, donc!