Si je suis de ce monde – Albane Gellé

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J’ai découvert Albane Gellé grâce au prix des Découvreurs 2014, organisé par G. Guillain (http://lesdecouvreurs2.blogspot.fr/), qui m’a ouverte, en plus des stages effectués à la Maison de la Poésie de Rennes, à la poésie contemporaine.

Son recueil repose sur un principe très simple : chaque poème commence par « Tenir » et se clôt par « debout ». Peu importe l’origine de ce procédé, et le fait que ce livre soit une commande liée à un centre d’art. Reste le résultat. Une suite de poèmes-pépites, de trésors pour l’âme et le cœur. Une révolte face à la cruauté du monde, un rempart contre le découragement, un acte de résistance au quotidien.

Si je suis de ce monde, nous dit Albane Gellé, si j’y habite et y vis, alors autant rester debout, envers et contre, tout contre.

L’un de ces poèmes ne me quitte plus, et il m’est arrivé plusieurs fois de le partager, de l’offrir en guise d’encouragement à poursuivre, malgré tout.

Aujourd’hui, je le partage avec vous :

                                                    Tenir sourire devant colère

                                               et par dessus les abattements

                                               fatigues frayeurs humeurs de

                                               grêle tenir sourire envers et

                                               contre tenir sourire pas faus-

                                               -saire milieu de toutes les

                                                     pluies debout.

             J’ai rencontré Albane Gellé, toute de force et de fragilité mêlée. Elle est bien de ce monde, et nous offre de l’habiter mieux.

(Si je suis de ce monde. Albane Gellé. Editions Cheyne : 2012)

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