L’automne est bel et bien là…

 

Comme le temps file à toute allure. L’automne est là depuis trois semaines déjà et l’envie me prend, comme l’année dernière, de faire un petit compte-rendu de mes lectures d’été, assez nombreuses et pas toutes chroniquées finalement ; à cause du peu de temps ou –parfois- du peu d’envie… Plus ou moins de lectures que l’été dernier ? Plus ou moins riches ? Plus ou moins éclectiques ? Suspens…

Ma première lecture de l’été a été Mostarghia de Maya Ombasic, un rendez-vous « presque » manqué malgré un début de lecture prometteur (chronique ici). Et puis il y a eu Sula de Toni Morisson, qui m’a davantage convaincue, avec son écriture d’un onirisme brutal et sa façon d’en dire tant en un roman très court. Les femelles, de Joyce Carol Oats, receuil de nouvelles lu dans le cadre du deuxième défi de l’été, ne m’a pas enthousiasmée du tout, plutôt à cause de la forme que du fond… Je confirme, je n’aime pas les nouvelles (défi de l’été ici). Dans un tout autre genre, je me suis plongée dans Journal d’un homme heureux de Philippe Delerm puis, dans la foulée, dans La plus que vive de Christian Bobin. Lectures plaisantes, questionnantes mais pas d’exaltation, pas de grande révélation. Bon, cette première partie de l’été n’aura pas été aussi grisante que je l’espérais…

… Mais Le gang des rêves de Luca Di Fulvio n’était pas loin de pointer le bout de son nez : lu pendant un week-end à 1000, il m’a transportée dans un univers incroyable, j’ai aimé les personnages, j’ai eu peur, j’ai pleuré, j’ai souri… Je le conseille à tout le monde ! Toujours dans le cadre du week-end à 1000, L’arrière-saison de Philippe Besson m’a semblé bien fade, à côté. Trop « facile », très décevant. J’ai davantage apprécié Une promesse de Sorj Chalandon, lu toujours pendant le week-end à 1000. J’y ai retrouvé la même mélancolie à l’état brut que dans Le Petit Bonzi, non plus avec un enfant mais avec un couple de vieux et leurs vieux amis… La mélancolie de la fin de vie. Les mots riches et envoutants du véritable poète Sorj Chalandon. Belle lecture. Autre belle lecture qui date de mille neuf cent soixante-six : La vallée des poupées de Jacqueline Susann, roman que je n’ai malheureusement pas chroniqué. Sous un apparent romantisme, cette auteure dépeint le quotidien hollywoodien assez pitoyable de trois jeunes femmes dans les années quarante. L’écriture est en réalité assez féroce, ce qui donne plus de réalisme encore à ces destins tragiques. Par contre, je m’insurge contre Pars avec lui d’Agnès Ledig qui est pour moi tout sauf de la littérature. Je me suis sentie bafouée en tant que lectrice… Lu –avec regret- dans le cadre du défi de l’été.

Dernière période de l’été et autre lecture non chroniquée… Mais cette fois en raison d’un ennui presque continu… La Passe-Miroir ; tome 2 : Les disparus de Clairedelune de Christelle Dabos. Le premier tome ne m’avait pas déplu, moi qui ai du mal avec ce genre de littérature. Mais là… Pourquoi ? Je ne le sais pas mais je me suis tout bonnement ennuyée. Tenterai-je tout de même le tome 3 ? Rien n’est moins sûr. Heureusement, Chimamanda Ngozi Adichi m’a redonné un peu d’espoir avec son très court Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe. Tellement de bon sens dans ce petit texte. Et tellement de chemin encore. Lecture qui devrait être obligatoire ! Encore un nouveau genre découvert cet été : la romance érotique avec Au cœur des années folles ; tome 1 : Les esprits amers, dont la chronique se trouve par là. Et puis il y a eu un coup de cœur, le deuxième de l’été (je ne compte pas le petit manifeste de Chimamanda Ngozi Adichie, que je mets « à part »), Mistral perdu ou les événements d’Isabelle Monnin, dont je ne dirai rien car j’espère trouver le temps de le chroniquer et surtout parce que j’ai apprécié sa lecture en ayant réussi à échapper aux nombreux commentaires sur tous les réseaux sociaux et autres médias ! Pour terminer cette belle saison, ma dernière lecture pour le défi de l’été : Antigone de Sophocle, que je n’avais jamais lu. J’ai aimé, vraiment. Et j’ai redécouvert mon amour du théâtre. Allez, j’en rajoute un dernier car je l’ai commencé avant la fin de l’été (et que je l’ai terminé le vingt-deux septembre !) : Pietra Viva de Léonor de Récondo. Encore un petit bijou. Pas un « coup de cœur » comme pour Amours mais un véritable petit bijou : quelle écrivaine !

Plus de lectures que l’an dernier à la même époque donc ! Quelques pépites pour ce nouvel été écoulé… Quelques lectures riches, quelques autres pas désagréables ou divertissantes mais aussi quelques bides ! Cette saison est loin déjà dans mon esprit et c’est drôle, en écrivant cet article, je m’aperçois que c’est un peu comme si mes lectures et la météo étaient allées de pair. Mais ce n’est pas désagréable, parfois, d’oser aller vers des contrées qu’on ne connaît pas ou qu’on connaît moins… Sortir de sa zone de confort, malgré le temps incertain.

Un été bien rempli, c’est incontestable.

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Le défi de l’été… On continue!

Non pas quatre mais cinq participants! Il aime faire durer le plaisir, SEB. Et si j’ai bien compris… D’autres articles du défi devraient arriver les jours ou semaines à venir. Alors, qu’en a-t’il pensé lui de ce défi ? Pour le découvrir, cliquez ici ou sur « le défi du trimestre » dans le menu.

Le défi du sixième trimestre OU Le défi de l’été

Une saison qui se termine signifie pour nous un nouveau défi relevé!! Nous sommes quatre à nous être plongés dedans et, vous allez le voir, chacun de nous se l’est approprié à sa façon. Et c’est cela qui est chouette. Se laisser la liberté de changer un peu les règles ou leur donner un sens nouveau. Pour le découvrir, cliquez ici ou sur « le défi du trimestre » dans le menu.

Retour en arrière : Défi du trimestre n°1.

Il est des périodes de la vie où le temps pour soi devient une denrée rare. Ce qui n’enlève rien à l’envie de faire des choses; ce qui pourrait même lui donner une saveur particulière quand on arrive -enfin- à faire ce qui nous tient tant à coeur. Seb a souvent parlé de son désir d’écrire sur le défi du trimestre n°1 mais, happé par un quotidien bien rempli, il avait un peu laissé de côté cette envie-là. Ne serait-il pas un brin persévérant, ce Seb? Aujourd’hui, je vous livre son défi n°1 relevé -OUI, RELEVÉ!- parce que le temps que nous mettons à écrire un article, une chronique ou un défi n’a que bien peu d’importance. Je vous laisse donc découvrir le livre qui a changé sa vie. C’est par ici.

Week-end à 1000!!!! – Deuxième : défi réussi!

 

Il y a trois jours démarrait un nouveau week-end à 1000 et j’avais bien l’intention d’y participer car toutes les conditions étaient réunies.

Je ne suis pas peu fière de vous annoncer que oui, mon défi est gagné: 1016 pages lues en 53 heures (un peu moins même puisque j’ai arrêté 15mn avant la fin officielle!). cela donne:

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio dont il me restait 644 pages à lire.

L’arrière-saison de Philippe Besson: 191 pages.

Une promesse de Sorj Chalandon pour lequel je me suis arrêtée à 181 pages (sur 274).

Tout de même, il faut bien reconnaître que lire autant en un peu plus de deux jours, cela met dans un drôle d’état et ce n’est sans doute pas la « meilleure » façon de lire… Encore que, pour rentrer dans une histoire comme celle de Luca Di Fulvio, c’est une façon de faire assez sympa. Je vais même vous avouer quelque chose: je regrette de ne pas l’avoir gardé rien que pour ce week-end, ne lire que cela (il fait 944 pages) et compléter avec une BD… Mais il y en aura d’autres! Honnêtement, c’est une expérience qui me plaît, et j’aime bien aussi le fait d’échanger avec les gens de ton entourage qui sont au courant et qui t’encouragent et sur Facebook avec des inconnus qui ont CE point commun avec toi: ils tentent de lire 1000 pages en un week-end!

Je ne pourrai sans doute pas faire le prochain (du 3 au 5 novembre) mais j’attends 2018 avec impatience!