Qui sommes nous?

Alors voilà. Nous y voilà : plus d’un an déjà s’est écoulé depuis nos premiers pas de blogueuses, mot affreux s’il en est…Un an durant lequel nous avons essayé tant bien que mal de noircir de nos lignes les catégories diverses de ce blog dont la vocation était, et reste, de partager avec d’autres nos émois, littéraires entre autres. Nous avons fait de notre mieux pour parcourir différents genres artistiques. La littérature s’est combinée au théâtre, le cirque à l’essai. Des ateliers d’écriture ont même ponctuellement fleuri. Restait cependant cette fameuse rubrique, cet en-tête que nous nous étions obstinées à bouder, ne sachant pas très bien comment parler de nous, et surtout que dire de nous qui soit digne de l’être. C’est alors qu’a germé dans nos têtes l’idée salvatrice de contourner le problème en parlant chacune, non pas de soi, mais de l’autre, dans l’espoir de créer une distance à même de mettre à mal tout écueil mégalomane…

 

Me voilà donc vouée à la périlleuse tâche de me livrer à la présentation de mon amie Piedrapequeña, véritable tête pensante de ce blog, avouons-le, puisque d’une part, elle en est l’instigatrice, et de l’autre, elle est la seule à avoir eu le courage et le talent de tout régenter, notamment en terme de gestion informatique, tâche qui m’aurait été ô combien ardue, pour ne pas dire impossible…. Donc, donc, que dire, et surtout par quel bout commencer ? Je pourrais, bien sûr, annoncer dans un premier temps que, tout comme moi, elle approche dangereusement  la quarantaine, que comme moi elle se démène quotidiennement pour asséner à des collégiens bretons, à la tête parfois dure mais au cœur souvent tendre, quelques bribes de la belle langue ibérique. Dire aussi que, comme moi, elle fait grossir le chiffre de la catégorie des mères dont la progéniture est dite nombreuse. Que, comme moi, elle ne conçoit le chevet de son lit qu’habité par une instable pile de livres, dont la perspective, parfois angoissante, est surtout protectrice. Dire que, pas du tout comme moi pour le coup, elle aime aussi chanter, dessiner, danser.
Mais qu’aurais-je donc bien dit là ? Pas grand-chose, me semble t-il… Car il manque toutefois l’essentiel : ce qui la définit véritablement et que ces quelques mots se référant à l’extérieur du quotidien se révèlent incapables d’atteindre. Ce qui fait d’elle mon amie n’est pas tant ce qu’elle est – même si elle est beaucoup de ce que je suis – mais ce qu’elle cherche à être, et ce qu’elle cherche tout court. Car voilà bien quelqu’un qui incessamment, sans relâche, voire éperdument, cherche. Que ce soit des souvenirs ou le sens de l’existence, un projet pour elle-même ou la clef des jours meilleurs, la vérité d’un texte ou la potion pour dormir : rien n’échappe à la règle. Parler de Piedrapequeña, c’est parler de cette tension pulsatile qui jamais ne démissionne, de la mélancolie qu’elle chérit, du poing qu’elle tend, des étendards qu’elle brandit. Chez elle, point de demi-mesure. Le monde l’enflamme ou l’attriste. Peu d’espace entre le rire et les larmes : rien ne la laisse indifférente. Et ce rapport inconditionnellement tendu vers le monde est identique au mouvement qui la porte vers les livres. Lire un livre pour elle et en restituer le suc, c’est se livrer tout entière. Elle met dans ses lectures son corps comme son âme, ce qui fait de ses chroniques des souvenirs charnels. Indissociable de son être émotionnel, je la sais incapable de mentir face à ce qu’un livre fait naître en elle. D’une intégrité qui rappelle celle des enfants, elle ne peut faire quoi que ce soit sans le faire complètement : sans doute est-ce pour cela qu’elle n’abandonnera jamais un livre, si laborieuse en soit la lecture, avant de l’avoir terminé. Je ne sais si ces mots griffonnés à la hâte trouveront quelque intelligibilité à vos yeux, ou quelque légitimité aux siens, mais ce sont les miens et je les assume. Voilà comment je vois Piedrapequeña, à la fois amie, collègue, camarade de lutte et parfois de larmes… (Cécile)

 

Ne vous fiez pas seulement à son drapé et ses dentelles car derrière son goût délicieux pour les belles toilettes se cache un véritable esprit libre. On ne lui impose rien, à Cécile. Vous ne la verrez jamais, par exemple,  participer aux défis du trimestre de ce blog (trop de règles prescrites pour avoir envie d’en faire un seul).

N’essayez pas de la faire entrer dans un moule, elle ne se laissera pas faire. Tour à tour punk ou rebelle,  à l’esprit tourmenté mais aussi  drolatique ou aux idées légères comme un nuage, elle a cette force peu commune de ne jamais renoncer face à l’adversité.

Ne lui faites pas de mal, à Cécile. Ne la touchez pas. Elle a la magie d’un diamant brut, elle a son caractère inclassable, unique. Et comme une pierre précieuse, elle doit être traitée avec douceur, avec considération, car force et courage riment souvent avec vulnérabilité et délicatesse.

Et ses livres –romans devrais-je dire, genre qu’elle lit presque exclusivement- elle les choisit  comme elle vit : au détour d’un échange, au hasard d’une envie, avec passion et engouement, toujours curieuse de découvrir de nouvelles contrées mais sans se laisser conter fleurette. Et une fois trouvé LE roman, elle le dévore, elle croque dedans avec gourmandise,  elle le prend à bras-le-corps… Elle lit comme elle vit, j’vous dis. (Piedrapequeña)

 

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