La tendresse du crawl – Colombe Schneck

 

Se retrouver trente-cinq ans après semble improbable, pour ne pas dire impossible et pourtant, c’est ce qui arrive à Colombe et à Gabriel. Soit, ils n’étaient pas éperdument amoureux l’un de l’autre à l’adolescence, se fréquentaient finalement assez peu. Mais ils se retrouvent malgré tout. Se retrouvent et à l’approche de la cinquantaine s’éprennent l’un de l’autre. Cette idylle –presqu’adolescente pourrions-nous dire- ne durera que quelques mois mais ce temps-là sera celui qui permettra à Colombe de croire à nouveau, un peu, et de se réapproprier son corps, beaucoup ; par le biais de la natation et par celui du sexe aussi. Cette histoire d’amour assez courte sera surtout pour elle l’occasion de se dire que peut-être elle est aimable, alors que peut-être elle peut s’aimer, sans contraintes, sans injonctions, en toute liberté.

Ecriture fluide et directe pour ce petit opus, écriture tendre… C’est cela… la tendresse du crawl comme la tendresse des mots, ceux qui sont dits avec pudeur, avec douceur, ceux qui sont susurrés. Ecriture sincère. Malgré tout, ce court roman n’est pas resté en moi. Lu pendant le dernier week-end à mille, lu avec un vrai plaisir sur le moment, je dois bien admettre que je n’en garde pas un souvenir impérissable, à peine un mois plus tard !

Chronique courte, donc, pour court roman.

 

 (La tendresse du crawl. Colombe Schneck. Editions Grasset : 2019)