Le Garçon – Marcus Malte

LeVieuxJardinAW+

 

Il y a beaucoup de choses dans ce livre, et il y a tant à en dire qu’il me faut immédiatement renoncer à tout espoir naïf d’exhaustivité… C’est que l’ambition de Marcus Malte frôle presque la démesure : il s’agit là, en somme, d’un roman d’initiation bien atypique où le parcours de vie et d’apprentissage est centré sur un personnage invariablement nommé « le garçon » en qui je ne vois ni plus ni moins que la figure de l’humanité elle-même. Car à mon sens, ce personnage flou dont il est pourtant question d’un bout à l’autre du récit, ce personnage-énigme sans nom, sans origines et sans parole, a une dimension toute allégorique : ce personnage qui ne prononcera pas un mot, qui n’existe que par ce qui est dit de lui, par ce qu’il entend, par ce qu’il voit, découvre et mime, ce personnage « en creux », est le faible reflet de ce qui reste de tout être humain lorsqu’on l’a dépouillé de tout ce qui est susceptible de fonder son individualité.

Le pouvoir évocateur du début du roman est d’une grande force. Notre premier contact de lecteur avec « le garçon » nous le présente comme un être sauvage, presque bestial : dans un dénuement complet et au milieu de nulle part, nous le découvrons, tel un mulet, cheminant tant bien que mal, ployant sous le fardeau du corps agonisant de sa mère. S’ensuivra un long périple sous forme d’épopée où ce personne à l’allure infra-humaine se mêlera à ce qu’il est convenu d’appeler « la civilisation ». Il tissera des liens avec des êtres parfois étranges qui tantôt le prendront sous son aile, tantôt le rejetteront, il connaîtra le plus étincelant des amours, puis les affres de la première guerre mondiale, et enfin l’exil sous forme de cheminement, de nouveau, à l’autre bout du monde.

Le périple a beau être de taille et d’envergure, les personnages et les situations changeants et fourmillants, le nombre de pages non négligeable, il n’empêche : la scène initiale ne s’oublie pas. Ce moment fondateur lugubre qui semble de prime abord comme détaché du reste, en est en fait son augure et son prémisse. L’évocation de ce garçon primitif transportant sa mère qui se meurt, ouvre et annonce l’ensemble de la narration. Car si sur ce personnage vide de mots, c’est bien l’humanité qui progressivement s’inscrit, l’éloignant graduellement de son état originel quasi-animal, c’est avant tout d’une humanité qui agonise dont il s’agit. Cette image atroce de cette mère portée et traînée jusqu’à la mer pour qu’elle puisse s’y éteindre en paix, fonctionne comme la prophétie de tout ce que par la suite le récit va laisser advenir.

Il est en effet frappant de constater que chaque être rencontré par ce garçon, qui se construit en apprenant précisément des autres, porte en lui les stigmates de l’abandon et de l’inéluctable solitude. Et c’est de cette insupportable solitude que se consument à petit feu ces personnages qui, de par leur accumulation, finissent par composer un portrait sombre et sans complaisance de la condition humaine. Le passage de l’infra-humain dans son animalité à l’humanité dans son aspect civilisateur est donc brouillé et rendu impossible. Le garçon ne trouvera pas auprès de ses pairs la lumière de la sagesse, ni la force de la liberté : bien au contraire, il se heurtera à l’obscurité du règne des convenances et au déchaînement des instincts guerriers, universels bien qu’inscrits ici dans l’historicité du début du siècle passé.

Sur cette page vierge que constitue en quelque sorte notre personnage principal, va toutefois s’écrire un mot d’apaisement, l’unique mot de bonheur qu’est celui de l’amour. Celui qu’il vivra avec la sublime Emma sera tout feu tout flammes et apportera au récit, de par sa sensualité, sa complétude, et sa vitalité, la luminosité sans laquelle nous serions face à une vision des plus tragiques de l’existence.

Ajoutons que, outre sa portée universalisante et la lourdeur de sa charge de sens, ce roman est d’une remarquable qualité littéraire. Le style soigné et très romanesque ruisselle d’audace créative. Dans un présent de narration constant, les phrases y sont rythmiquement scandées, et se révèlent capables de varier les registres et d’ainsi se muer pour mieux épouser les situations narrées. Si les pronoms personnels et les verbes d’action sont légion, ce n’est que pour mieux souligner la perspective d’extériorité voulue par l’auteur. Celui-ci parvient en effet, tout en se refusant à nommer explicitement les sentiments ou même les pensées du garçon, à donner une vraie épaisseur à son personnage en passant par des descriptions fouillées de la réalité objective qui se déploie sous les yeux de ce dernier. Donner corps et âme à un être de papier sans voix, tel est le véritable tour de force qui s’opère avec grand génie sous notre regard ébahi.

Si l’on peut toutefois peut-être formuler le regret d’une concision accrue qui aurait davantage servi l’intention et la qualité de ce récit grandiose, il n’en reste pas moins que tourner les pages de ce grand roman de Marcus Malte procure un vrai plaisir dont on aurait véritablement tort de se priver.

(Le garçon. Marcus Malte. Editions Zulma : 2016. 535 pp.)

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Jolly Jumper ne répond plus – Guillaume Bouzard (scénario et dessin)

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C’est con à dire mais Lucky Luke ne me manquait pas.
Je lui dois pourtant une fière chandelle au précoce de la gâchette quand j’y repense. C’est un peu beaucoup grâce à lui – et aux nombreuses heures à les recopier, lui et ses acolytes – que j’ai conservé une certaine intégrité physique dans la cour de l’ecole élémentaire Jules Verne de Ploërmel ou au collège Mathurin Martin de Baud, en ne me faisant pas du tout casser la figure. En effet, à ces âges, les dimanches après-midi en visite chez la grand mère, pluvieux et sans fin n’étaient supportables qu’un crayon à la main, à suer sur les carnets publicitaires d’un oncle couvreur ou sur des agendas périmés offerts par la banque ou le boulanger, en essayant de reproduire au mieux les figures héroïques d’une enfance à l’ouest où l’on mangeait du far à l’heure du goûter..
Du coup j’ai peu à peu gagné une sorte de respect discret – comme celui qui crache super loin, l’autre qui siffle trop fort avec ses doigts ou celui qui, à ce qu’il paraît, a déjà « bité » – en devenant le mec qui sait dessiner Lucky Luke par cœur. Merci à lui.
Pourtant, il ne m’a pas manqué depuis cette adolescence désormais brumeuse et n’en est ressorti que par la grâce de Bouzard. Au fil des années j’avais fini par remplacer le cowboy, le groom, les gnomes bleus ou verts et la coccinelle par des Mr Jean, Mr Ferraille, des John Difool, des aventures de lapin ou de canards mûrs pour la vie de célibataire et d’un type avec un ballon de volley cousu sur la figure. Niveau humour on n’était plus chez mémé et ce type là, le Bouzard, pourrait dessiner un caillou qu’il serait rigolo. Je ne sais pas comment il fait mais il arrive à avoir un trait aussi drôle que ses textes. Tout est au même niveau. L’histoire, les dialogues, le dessin, tout est aussi marrant, c’est pas croyable. Je sais pas comment il fait. Le batard.
Bon, évidemment son Lucky Luke est mis à sa sauce, il ne fait pas le malin comme dans ses albums habituels mais en même temps il est plus vrai. D’ordinaire taciturne on le retrouve plutôt chiffonné et très bavard au début de l’album. L’état de Jolly Jumper (le personnage blond qui l’accompagne partout) l’inquiète et il a besoin d’en parler car il ne comprend pas.
C’est un peu ce qui caractérise son Lucky Luke comme beaucoup de ses personnages : il ne comprend pas grand chose, il est même limite un peu con mais très sensible alors on l’excuse. On voit bien qu’il fait plein d’efforts pour rallumer la flamme dans leur vieux couple mais rien à faire, Jolly Jumper ne répond plus et on sent notre cowboy vraiment solitaire pour le coup. Évidemment, qui dit far-west dit aventure et grand espaces, la formule est appliquée, le décor et l’histoire déroulés mais toujours un poil de traviole. On y croise donc quelques personnages emblématiques de la série, revus et corrigés mais, comme pour Lucky Luke et son cheval avec cette touche de réel (si si, pensez-y) qui rend le tout encore plus absurde et drôle.
Je n’ai pas franchement envie de me replonger dans mes vieux albums mais le personnage m’est redevenu sympathique, je vais plutôt relire Plageman tiens.

(Jolly Jumper ne répond plus. Bouzard. Lucky Comics/Dargaud: 2017)

Chez qui habitons-nous? – Mathieu Lindon

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Il est des romans qui transportent et d’autres qui glissent sur nous comme un ennui féroce, sensation pas toujours désagréable mais ces romans-là ne laissent en général pas de souvenirs impérissables… Chez qui habitons-nous ?, c’est l’histoire de deux frères. Le narrateur souffre de l’omnipotence intellectuelle de son frère Hugues déversée sur son entourage. Il faut bien reconnaître que s’il y a quelque chose de très réussi dans ce roman, c’est la façon de décrire Hugues -de par les commentaires du narrateur mais surtout de par les nombreux dialogues- qui le rend d’une antipathie extrême : Hugues est un personnage détestable, nous plongeant dans une lecture qui devient presque insupportable parfois. Cet homme se veut au-dessus de tout, a une estime de lui-même à la limite de la décence, se permet de juger de la même façon les gens qu’il côtoie que ceux qu’il ne connaît pas, se permet de réécrire des textes d’auteurs classiques comme Stendhal quand on lui demande d’en faire des illustrations (il est illustrateur de métier), passe son temps à mettre les gens face à leurs contradictions bourgeoises en s’enorgueillant d’avoir une vision bien supérieure de la société et de l’amour alors même qu’il accepte l’argent de ses parents en n’acceptant plus de les voir, qu’il est en couple avec un enfant, situation somme toute assez « ordinaire », et qu’il est lui-même pétri de contradictions qu’aucun ne peut se permettre de relever. Odieux personnage que le narrateur doit se coltiner depuis toujours, se laissant traiter de « pédé » à longueur de discussion, se laissant rabaisser ou remettre en cause sans donner l’impression de réagir, jamais, telle une fatalité. « C’était insultant pour moi, sans doute, mais depuis longtemps il me rendait paresseux. Je préférais supporter la question comme si de rien n’était que me lancer dans une discussion sans fin dont chaque méandre le réjouirait autant qu’il m’agacerait. » (pp. 53-54)

Sans doute ce roman se veut-il une satire sociale en utilisant comme toile de fond la situation des SDF, des réfugiés, des étrangers, des homosexuels ; sans doute l’écrivain veut-il nous mettre face à nos propres contradictions de nos pauvres petites vies bourgeoises mais cela ne fonctionne pas sur moi ni en tant que lectrice ni en tant que citoyenne: cette lecture ne remettra pas en cause ma façon de vivre, que je sens à mille lieux de celle de ces personnages d’ailleurs, je ne me suis sentie ni remuée, ni emportée. Énervée par l’attitude de ce frère qui ressemble trop à celle de certaines personnes que je suis parfois obligée de côtoyer, il est vrai, mais rien de plus. Lecture très décevante alors même que Je ne me souviens pas, lu l’an dernier, m’avait plutôt bien plu.

(Chez qui habitons-nous ? Mathieu Lindon. Editions P.O.L : 2000)

 

Le quatrième mur – Sorj Chalandon

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Dans le contexte des années soixante-dix et de l’ultra-politisation de la jeunesse parisienne, Georges, éternel étudiant et petit metteur en scène, rencontre Samuel, juif grec ayant résisté puis fui le pouvoir totalitaire de son pays. Samuel nourrit un projet fou : celui de jouer l’Antigone d’Anouilh au milieu des gravats de Beyrouth, d’extraire à la guerre des combattants ou civils de cette contrée en feu et d’en faire, le temps d’une trêve théâtrale, des acteurs de fortune. Ce projet, Samuel ne pourra le mener à terme, rattrapé par la maladie et la mort qui guette : c’est à Georges, son frère de lutte, qu’il confiera la lourde mission de rendre son rêve tangible, de se rendre à Beyrouth, d’y organiser les répétitions et l’unique représentation au milieu des décombres d’un cinéma détruit par cette atroce guerre civile libanaise où druzes, chiites, chrétiens et palestiniens se vouent une haine meurtrière.

Comme une onde de choc, ce qui se propage à travers les lignes de ce récit avec une violence inouïe, c’est un lent et douloureux coup de poing que le lecteur reçoit à la fois dans les tripes et dans le cœur. Car c’est là un roman qui littéralement nous frappe, physiquement tout autant qu’émotionnellement. Un roman écrit comme on griffe, avec une hargne puissante et innommable qui ne faiblit à aucun moment. Un roman qui blesse, bouleverse et transperce.

Drame historique du conflit libanais, tragédie atemporelle du théâtre antique. Drame absurde, cruel et prosaïque, tragédie universelle, poignante et poétique. Drame fait de massacres, de destruction, tragédie tissée de sens et de valeurs. Le choix de mourir d’Antigone contre celui de tuer du combattant. Telle est la dialectique implacable et irrésolue qui se noue et fonde la colonne vertébrale du roman qui sans cesse offre le choix entre guerre et théâtre, entre lutter sur scène et jouer sur les tréteaux de la guerre. Le lecteur désarçonné et ayant perdu tout espoir de reposer les pieds sur  le terrain solide des repères, tourbillonne dans un vertige où les mises en abymes se superposent à l’infini. On ne saura jamais lequel, du drame historique ou de la tragédie, pénètre l’autre, lequel capitule pour se rendre à l’autre.Dans cet étrange roman, la guerre se déclame tout autant qu’elle se déclare.

Car ce qui est fascinant dans le récit, se trouve précisément dans l’ « entre-deux », dans la mince et fragile frontière qui sépare la réalité guerrière qui ne dit que la vacuité de la mort, de la réalité théâtrale qui habille la vaine existence humaine du costume multicolore du sens. Entre ces deux entités sans cesse fusionnées réside un espace neutre, celui du « quatrième mur », barrière imaginaire entre la scène des combats et celle du théâtre au seuil duquel se tient Georges lors de son premier voyage à Beyrouth, mur matérialisant la distance salvatrice qui protège à la fois du drame et de la tragédie. Or, ce récit est avant tout celui de la lente, progressive mais irrémédiable destruction de ce mur, c’est-à-dire de la lente, progressive mais irrémédiable implication de Georges dans le conflit, implication d’abord émotionnelle, puis physique. Si le personnage sombre peu à peu dans une forme de folie, c’est précisément parce qu’il aura, sans le vouloir, sans le savoir, franchi, pouce après pouce, cet espace-frontière symbolique, ce « quatrième mur » qu’il n’aurait jamais dû franchir.

Le traitement de l’impact psychologique de la guerre est remarquable : Sorj Chalandon parvient à évoquer sans la nommer la pulsion complexe et contradictoire qu’éveille le spectacle de la destruction guerrière. Cet état indicible voguant entre haine et compassion, entre attraction et répulsion, est celui qui habite et ronge Georges de façon croissante au cours du récit. C’est contre son gré qu’il sera pris dans les mailles de la folie du sang, marqué par celle-ci au point de ne plus pouvoir ni concevoir vivre comme s’il n’avait rien vu ni su. C’est malgré lui également qu’il sera submergé par le plus vil des sentiments, qu’est celui de la vengeance mêlée de haine.

La force émotionnelle de ce roman est intense, et ne laisse aucun répit au lecteur, souvent ébranlé, voire égratigné, devant l’insupportable narré. Toutefois, à l’instar de Georges, jamais nous ne nous sentons enveloppés dans un récit qui serait uniquement un récit de guerre : la dimension humaine, l’épaisseur de l’individu n’est jamais véritablement gommée. Les personnages que le protagoniste rencontrent à Beyrouth  ne sont jamais seulement des combattants, ni même seulement des acteurs : ce sont des hommes, des femmes, des enfants parfois, que nous avons en face des yeux, des êtres humains qui, en tant qu’êtres humains, vont inspirer à Georges du désir, de l’aversion, de l’amitié, de la tendresse.

A une écriture quasi-journalistique, précise et acerbe comme celle des reportages de guerre, à une succession de phrases saccadées, brèves et fiévreuses, se superpose – ou peut-être naît de celle-ci – une parole poétique, faite de mots justes et intimes. Et c’est en alliant poésie et réalité que nous accédons véritablement au langage universel de la souffrance. Contre toute attente, la brutalité narrative permet à  cette écriture magistrale de condamner sans appel toute brutalité, toute violence. C’est parce que le récit est dur et sanglant qu’il parvient à laver symboliquement le sang innocent que cette guerre a fait couler.

Brute, obsédante, cicatrice trempée de larmes, cette œuvre est la plus belle et la plus forte des armes : celle qui permet de faire taire toutes les autres.

« Dans l’ombre du garage, les fantômes le regardaient s’en aller sans un mot, avec sa jambe morte. Anouilh lui murmurait que la tragédie était reposante, commode. Dans le drame, avec ces innocents, ces traîtres, ces vengeurs, cela devenait compliqué de mourir. On se débattait parce qu’on espérait s’en sortir, c’était utilitaire, c’était ignoble. Tandis que la tragédie, c’était gratuit. C’était sans espoir. Ce sale espoir qui gâchait tout. C’était pour les rois, la tragédie. » (p.326)

 

(Le quatrième mur. Sorj Chalandon. Editions Grasset & Fasquelle : 2013. 328 pp.)

 

Petit Précis de Pasta – Stefano Palombari

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Ce petit traité didactique à la couverture agréable au toucher car douce comme une peau de pêche est écrit et préfacé par deux amoureux de la Pasta : Stefano Palombari (napolitain d’origine vivant à Paris depuis quelques années) et Périco Légasse (critique gastronomique de l’hebdomadaire Marianne, à qui je me permettrais d’ailleurs de signaler que le terme « race » ne s’utilisait plus depuis longtemps quand on parle de l’être humain, cela m’a un peu choquée, même s’il n’y a pas là de connotation raciste à proprement parler).

« Le profane parle de pâtes. L’amoureux, le gastronome, l’expert évoqueront les tagliatelle, les tagliolini et les lasagne, ces pâtes qu’on appelle communément fraîches, à base de blé tendre et d’œufs. Sans, bien sûr, les confondre avec les spaghetti, maccheroni et penne à base de blé dur et d’eau. » (p.9)

En une quinzaine d’items, on y découvre l’origine des pâtes, quelques légendes et récits, quelques recettes aussi (cinq seulement) et des conseils pour magnifier cet ingrédient fait de trois fois rien. Cet ouvrage me semble facile d’accès et en même temps assez complet, il se lit sans déplaisir, parfois même avec le sourire et l’on a presque l’impression de se trouver en plein cœur d’une enquête mystérieuse. J’apprécie le fait que Stefano Palombari ne verse jamais dans le dogmatisme en réfutant l’idée qu’il n’y aurait qu’une vérité. Au contraire, il laisse les portes entrouvertes, donne des références afin de laisser le lecteur se faire sa propre idée sur certaines « polémiques » ou doutes s’il a envie d’en savoir plus d’un point de vue historique.

Je regrette par contre la qualité médiocre -à mon humble avis- des quelques dessins et le prix trop élevé (l’ouvrage est constitué de 29 pages et coûte 11 euros ; un lecteur devrait débourser plus d’une centaine d’euros s’il voulait avoir l’ensemble de ces livres chez lui car le projet est d’éditer une dizaine de Petit Précis de P). J’en profite pour remercier Lecteurs.com qui m’a permis de le gagner à un concours qu’ils avaient organisé en janvier 2017.

 

(Petit Précis de Pasta. Stefano Palombari. Editions du Pétrin : 2016)